Kostaki aime Hedwige, Un jour, j'appris une nouvelle terribleet qui venait mettre le comble à mes malheurs . la liberté avait été rendue à ces quatre hommes qui avaient XIV LES DEUX FRÈRES. 135 Page 139 Les milleet un fantomes survécu au combat . ils étaient repartis pour la Pologne en engageant leur parole que l'un d'eux reviendrait, avant trois mois, me donner desnouvelles de mon père, L'un d'eux reparut, en effet, un matin. Notre château avait été pris, brûlé et rasé, et mon père s'était fait tuer en le défendant.J'étais désormais seule au monde, Kostaki redoubla d'instances, et Smérande de tendresse, mais, cette fois, je prétextai le deuil de mon père, Kostakiinsista, disant que, plus j'étais isolée, plus j'avais besoin d'un soutien . sa mère insista, comme et avec lui, plus que lui peutêtre, Grégoriska m'avaitparlé de cette puissance que les Moldaves ont sur euxmêmes, lorsqu'ils ne veulent pas laisser lire dans leurs sentiments. polo lacoste femme pas cher Il en était, lui, un vivantexemple, Il était impossible d'être plus certaine de l'amour d'un homme que je ne l'étais du sien, et cependant, si l'on m'eût demandé sur quelle preuvereposait cette certitude, il m'eût été impossible de le dire, nul, dans le château, n'avait vu sa main toucher la mienne, ses yeux chercher les miens. Lajalousie seule pouvait éclairer Kostaki sur cette rivalité, comme mon amour seul pouvait m'éclairer sur cet amour. Cependant, je l'avoue, cette puissance deGrégoriska sur luimême m'inquiétait. Je croyais certainement, mais ce n'était pas assez, j'avais besoin d'être convaincue, lorsqu'un soir, comme je venaisde rentrer dans ma chambre, j'entendis frapper doucement à l'une de ces deux portes que j'ai désignées comme fermant en dedans . à la manière dont onfrappait, je devinai que cet appel était celui d'un ami. Je m'approchai, et je demandai qui était la. Grégoriska, répondit une voix, à l'accent de laquelleil n'y avait pas de danger que je me trompasse, Que me voulezvous . survetement lacoste, lui demandaije toute tremblante, Si vous avez confiance en moi, dit Grégoriska, si vousme croyez un homme d'honneur, accordez moi ma demande, Quelle estelle, Éteignez votre lumière, comme si vous étiez couchée, et, dans une demiheure,ouvrezmoi votre porte, Revenez dans une demiheure fut ma seule réponse, J'éteignis ma lumière, et j'attendis. XIV LES DEUX FRÈRES. 136 Page 140 Lesmille et un fantomes Mon coeur battait avec violence, car je comprenais qu'il s'agissait de quelque événement important. La demiheure s'écoula . j'entendisfrapper plus doucement encore que la première fois. Pendant l'intervalle, j'avais tiré les verrous . je n'eus donc qu'à ouvrir la porte, Grégoriska entra,et, sans même qu'il me le dît, je repoussai la porte derrière lui, et fermai les verrous.