je vis se lever l'épée terrible, je la vis s'enfoncer dans son corps et clouer ce corps a la terre fraîchement remuée, Un crisuprême, et qui n'avait rien d'humain, passa dans l'air. J'accourus. Grégoriska était resté debout, mais chancelant. J'accourus et je le soutins dans mesbras. Etesvous blesse, lui demandaije avec anxiété. Non, me ditil . mais dans un duel pareil, chère Hedwige, ce n'est pas la blessure qui tue, c'est lalutte, J'ai lutté avec la mort, j'appartiens à la mort. polo lacoste femme pas cher Ami, ami, m'écriaije, éloignetoi, éloignetoi d'ici, et la vie reviendra peutêtre,Non, ditil, voilàma tombe, Hedwige, mais ne perdons pas de temps . prends un peu de cette terre imprégnée de son sang, et appliquela sur la morsure qu'il t'a faite, c'est leseul moyen de te préserver dans l'avenir de son horrible amour. J'obéis en frissonnant. Je me baissai pour ramasser cette terre sanglante, et, en mebaissant, je vis le cadavre cloué au sol . l'épée bénie lui traversait le coeur, et un sang noir et abondant sortait de sa blessure, comme s'il venaitseulement de mourir à l'instant même, XV LE MONASTÈRE DE HANGO. 155 Page 159 Les mille et un fantomes Je pétris un peu de terre avec le sang, etj'appliquai l'horrible talisman sur ma blessure, Maintenant, mon Hedwige adorée, dit Grégoriska d'une voix affaiblie, écoute bien mes dernières instructions. quitte le pays aussitôt que tu pourras. survetement lacoste, La distance seule est une sécurité pour toi. Le père Bazile a reçu aujourd'hui mes volontés suprêmes, et il lesaccomplira. Hedwige , un baiser , le dernier, le seul, Hedwige , je meurs. Et, en disant ces mots, Grégoriska tomba près de son frère, Dans toute autrecirconstance, au milieu de ce cimetière, près de cette tombe ouverte, avec ces deux cadavres couchés à côté l'un de l'autre, je fusse devenue folle, mais,je l'ai déjà dit, Dieu avait mis en moi une force égale aux événements dont il me faisait nonseulement le témoin, mais l'acteur. Au moment où je regardaisautour de moi, cherchant quelques secours, je vis s'ouvrir la porte du cloître, et les moines, conduits par le père Bazile, s'avancèrent deux à deux,portant des torches allumées et chantant les prières des morts. Le père Bazile venait d'arriver au couvent . il avait prévu ce qui s'était passé, et, à la tête de toute la communauté, il se rendait au cimetière, Il me trouva vivante près des deux morts.